Les meilleurs savons surgras du monde !

Hello les libellules 🙂

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Aujourd’hui on va parler savons!

Je ne sais pas pour vous mais pendant ma transition vers le bio, puis vers le zéro déchet, il y a un produit que je croyais vraiment irremplaçable, dont JE croyais ne jamais pouvoir me passer. J’admirais sincèrement toutes les blogueuses et youtubeuses qui étaient parvenues à vivre sans, car je m’en pensais incapable.

Vous l’avez compris il s’agit du….. Gel douche! Et bien à présent, et depuis environ 1 an et demi, qu’il soit bio ou pas, je trouve que c’est LE truc inutile par excellence, et je n’arrive vraiment pas à comprendre ce qui me passait par la tête pour le trouver indispensable.

A ceux et celles d’entre vous qui sont encore dans la transition, je vais vous faire gagner 2 ou 3 années en vous présentant les meilleurs savons surgras que j’ai pu tester : les savons de la marque Argasol.

La savonnerie du Val d’Argent Argasol

Je l’ai connue cette année lors du salon du bio à Besançon. Cet article n’est pas sponsorisé, la marque ne sait même pas que je le rédige et j’ai acheté moi même mes savons 😉

La savonnerie du Val d’Argent Argasol se situe à Echery en Alsace dans une ancienne chapelle. L’entreprise se visite gratuitement tous les jours de la semaine, et ça tenterait bien si je passe en Alsace 🙂

L’éthique de la marque

Ils ont plus d’une corde à leur arc:

  • pas d’huile de palme dans leur savons
  • ils évitent l’utilisation des HE, et préfèrent la macération de plantes => c’est beaucoup plus écolo car les HE, bien que naturelles, nécessitent énormément de plantes (et donc d’eau) pour être produites.
  • savon primé « meilleur produit bio de l’année » en 2015 et en 2017 !!
  • labellisés Nature et progrès, un label bio ultra exigeant

  • L’emballage en carton Kraft a une pellicule en maïs, et les encres sont à eau : il est labellisé imprim’vert  et recyclable. Leur fournisseur d’emballage est situé en Franche Comté donc c’est bien local aussi 🙂
  • non testé sur les animaux of course !!
  • le prix: un des axes trop souvent oubliés du développement durable est l’accessibilité à tous. Là c’est les savons surgras les moins chers que je connaisse (et pourtant les meilleurs aussi!!).

Ça en fait des arguments! et c’est pas fini 🙂

Les savons que j’ai testés:

J’ai longuement parlé avec les vendeurs car j’avais affaire à de vrais passionnés 🙂

J’ai été très surprise d’apprendre que les savons que j’ai choisis ne contiennent pas d’HE, pourtant, ils sentent tous très fort, surtout celui au thym. Comme dit plus haut c’est en faisant macérer les plantes qu’ils obtiennent ces résultats olfactifs merveilleux !

Plusieurs d’entre eux contiennent des plantes sous forme sèche incorporées dans le savon: comme ceux à l’ortie, au thym ou au romarin.

Par contre les morceaux de plantes sont trop petit pour avoir un effet exfoliant.

Mais alors qu’est-ce qu’ils moussent! et qu’est-ce qu’ils sont crémeux! J’ai testé en tout 5 marques de savons surgras jusque là (POP, Clémence et Vivien, Gaïa ainsi que Lulu et Guite) et les Argasol sont de loin les plus moussants et les plus crémeux. C’est presque de la magie: plus on frotte plus on se recouvre d’une épaisse mousse ultra onctueuse. C’est un vrai bonheur de prendre sa douche avec  => plus besoin de gel douche!

L’odeur

Argasol propose plus de 18 sortes de savons, ils sentent tous tellement bon qu’il m’a été très difficile de me limiter à 6 (il y avait une promo pour l’achat de 6).

Avec 2 savons sur les 6, l’odeur reste un tout petit peu sur la peau après la douche donc c’est l’extaaaase (de mémoire: celui à la violette et celui à la mandarine).
Ça sent même sous la douche, chose assez rare pour les savons surgras donc on profite des effluves enchanteresses pas seulement quand le savon est sec mais à l’utilisation aussi.

Par contre arrivé à la moitié du savon, ça ne sent presque plus rien (soit je me suis habituée à l’odeur et je ne la sens plus, soit toutes les particules odorantes volatiles se sont évaporées au fil du temps).

Le savon au thym Argasol en symbiose avec ma plante <3

Ce que j’aime dans ces savons

  • leur prix imbattable: 4€20 le savon de 140g, soit 30€/kg. Contre 59€/kg pour les savons surgras Gaïa, 39€/kg pour les Clémence et Vivien, et 68€/kg pour les Lulu et Guite. En plus sur leur site internet il y a de nombreuses promo et des offres par lot (lot par 6 : 3.33€/savon!!).
  • Malgré leur prix mini, ce sont aussi les savons les plus crémeux et les plus moussants des savons que j’ai testés. Ceux que j’ai testé sont très doux pour la peau.
  • l’odeur très présente.
  • le fait qu’ils évite l’utilisation d’HE.
  • la composition au top du top : plus de 90% d’ingrédients bio, et sans huile de palme le label nature est progrès n’est pas là pour rien!
  • fabriqué en France <3

A améliorer:

Ce serait simplement parfait si le surgraissage était indiqué sur la boîte des savons Argasol. Je sais par exemple que les savons Gaïa sont surgraissé de 6.5 à 8.5%, et pour moi cette information est importante car plus le surgraissage est élevé plus le savon sera doux.

Où les acheter?

Apparemment ils sont souvent présents sur les salons bio et autre 🙂

Sinon il y a simplement leur site internet: https://argasol.fr/

Ou encore mieux: http://www.jm-nature.com/  car ils reversent une partie du panier est reversée à une association que l’on peut choisir parmi une sélection ! Mais je n’ai jamais testé moi-même pour le moment (merci Pauline pour l’info 🙂 ).

Et bonne nouvelle pour les Suisses: les frais de port vers la Suisse sont seulement de 6€50 !!!

Et toi, quelle est ta marque de savons surgras favorite?

A bientôt 🙂

Si tu as aimé cet article, celui là pourrait t’intéresser:

Test: Les savons surgras de Gaïa

 

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8 Comments

  1. Bonjour, Ils utilisent de l’huile de coco, qui n’est autre qu’une huile de palme. Fabrication à 12000 km de l’alsace.
    Si l’huile d’olive est une huile d olive raffinée avec des solvants, (i.e pas une huile vierge extra) c’est pas génial non plus!
    Très dur d’être irréprochable partout.
    Bonne journée

    • Hello, peux-tu me donner ta source lorsque tu annonces des choses pareilles? De toute facon je doute de leur fiabilité si tu penses que l’huile de coco= huile de palme. Ce n’est pas pareil du tout. Quand à l’huile d’olive tu n’as aucune preuve qu’ils utilisent de la vierge extra ou de la raffinée, par contre le logo nature et progrès me donne des garanties non négligeables, pas des suspicions infondées. Dommage d’essayer de voir le mal partout.
      Belle journée.

      • Bonsoir Mirage,

        Ce que l’on appelle vulgairement huile de palme et ce que l’on appelle huile de coco sont en effet deux produits différents. Cependant, les deux sont des sous-catégories de l’huile de palme.
        Vous pouvez lire dans le chapitre « B- DES GRAISSES VÉGÉTALES » dernier paragraphe, du livre « Guide pratique du fabricant de savons : Savons communs, savons de toilette, mousseux, transparents, médicinaux, pâtes et […] », (par Calmels et Saunier, 1887 – trouvable sur le site Gallica de la bibliothèque nationale de France) la chose suivante :
        ++Les huiles nommées huiles de palme, sont employées en grande quantité pour la fabrication des savons, de préférence aux autres : (…). Nous en distinguerons trois catégories principales : huile de palmier, huile de graines de palmier, huile de coco ou beurre de coco.++

        La définition de cocotier selon le Larousse conforte dans le fait qu’un cocotier est un palmier: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/cocotier/16868

        La production d’huile de palme se fait à 84% en Asie (comme l’huile de palme). https://cirad.fr/publications-ressources/science-pour-tous/dossiers/cocotier/les-enjeux/production

        L’emprunte de l’huile de coco est donc aussi grande que celle de l’huile de palme (12000 km de voyages + déforestation + impact de l’extraction par solvants si l’on ne parle pas d’un produit vierge).

        Quant à l’huile d’olive, j’ai posé une question, je ne me suis pas avancé. Cependant je me doute fortement de la réponse. Un fabricant qui utilise de l’huile d’olive vierge extra, n’écrit pas qu’il utilise de l’huile d’olive tout court.
        Pour rappel et selon les conventions du CIO, Comité international de l’huile, (http://www.internationaloliveoil.org/estaticos/view/83-designations-and-definitions-of-olive-oils?lang=fr_FR) il n’existe que 2 types d’huile d’olive qui sont bonnes, l’huile d’olive vierge extra et l’huile d’olive vierge. Ce que l’on a encore le droit d’appeler huile d’olive est une huile d’olive lampante (non comestible) qui a dû passer par un processus de raffinage avec solvants, et à laquelle on a ajouté une moindre dose d’huile d’olive vierge ou vierge extra pour ajouter une petite dose de goût agréable.

        Souvenez-vous que la mention BIO ne veut pas dire qu’un produit est éthique. Et si le label Nature et progrès vous satisfait, c’est très bien, cependant je garderai personnellement toujours mes doutes sur un label qui se vante de ne juger que le meilleur mais qui autorise des savonniers de produire des savons qui quand ils seront sortis du laboratoire en France, auront déjà plus de 10000km de voyage dans les pattes. Est-ce que c’est nature ? Est-ce que c’est progrès ? Pour moi en tous les cas, ça n’est guère civilisé !
        Un label, ça se paye ! Souvenez-vous.

        Espérant avoir apporté une pierre à votre édifice.

        Bien à vous

        Stephane Andrieux

        • Bonjour Stephane,
          un immense merci pour votre message détaillé et argumenté, et merci aussi pour la précision des sources. Ce genre de message me fait beaucoup avancer, remettre en question et donc progresser 🙂
          A propos de l’HV de coco
          Je suis 100% d’accord sur le fait que l’utilisation de l’huile de coco est banalisée, tout le monde s’offusque pour l’huile de palme mais tout le monde trouve cela normal d’utiliser à foison une huile produite si loin dans on ne sait quelle condition. Peut-être qu’on pourrait aussi faire des reportages aussi choquant pour cette huile ?

          C’est marrant que je tombe sur votre commentaire justement aujourd’hui (j’abandonne gentiment ce blog pour laninjaecolo.com, d’où le temps que j’ai mis à vous répondre ^^) car je m’apprête tester une recette de savons saponifiés à froid avec uniquement des huiles locales.
          Je vais essayer d’obtenir un savon dur en ajoutant assez de cire d’abeille, on verra si ça marche. 🙂

          Par contre même si il y a une espèce commune, je persiste à dire qu’il y a une énorme distinction entre palmiste et cocotier. Si on résume à « huile de palme » pour tout ce qui provient d’une espèce de palmier, alors les fruits des palmiers qui poussent en Espagne (donc plutôt local) ne poseraient pas de pb éthique à mon sens. Il faudrait donc une distinction plus discriminante si on veut catégoriser HV lointaine ou HV locale 🙁 mais je me trompe peut -etre

          Pour l’huile d’olive, c’est un point intéressant et je crois que vous avez raison. Je vais enquêter ! Une bonne question pour le Dr. Planticus 🙂
          pour la question du label qui se paye, nature et progrès est un des rares labels en quoi j’ai encore confiance, j’espère ne pas être décue !

          encore merci pour votre message et bon week end.

          Mirage

  2. Coucou ma belle, j’en avais acheté 3 je crois l’année passée à un salon bio en Belgique à Charleroi et j’en ai racheté un cette année, c’est vrai qu’ils sont chouettes 🙂
    Bisous

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